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Portrait de Jeanne Duval

Dessiné à l'encre de Chine

85,00 €

Le portrait de Jeanne Duval, 
dessiné par Charles Baudelaire. 
Tableau de 22 cm x 32 cm.

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Dessiné à l'encre de Chine

85,00 €

Le portrait de Jeanne Duval, 
dessiné par Charles Baudelaire. 
Tableau de 22 cm x 32 cm.

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Charles Baudelaire

Portrait de Jeanne Duval

 

 

De Charles Baudelaire, on retient aujourd’hui la sulfureuse poésie comme celle des Fleurs du Mal, œuvre de sa vie parue en 1857, qui fit à ce point scandale qu’elle fut partiellement censurée. Le goût et le talent du dandy parisien pour le dessin sont plus méconnus : pourtant journaliste spécialisé dans les arts, fréquentant les grands peintres de son époque – Eugène Delacroix, notamment –, Baudelaire n’hésitait pas à troquer sa plume de critique et de poète pour le fusain, afin d’esquisser principalement des silhouettes, des portraits et des autoportraits.

 

Dans Mon cœur mis à nu, Baudelaire évoque ainsi une grande, unique et primitive passion pour l’art, et sa volonté de « glorifier le culte des images ». Son éditeur, Auguste Poulet-Malassis, jadis en possession de certains des dessins de son auteur, le décrit comme un artiste de l’improviste, tâchant de fixer dans sa mémoire en ‘quelques traits définitifs’ les physionomies croisées au quotidien.

 

Ainsi aime-t-il particulièrement saisir ceux, fort beaux, de sa maîtresse Jeanne Duval, rencontrée en 1842, alors qu’il n’a que vingt-et-un an. Les informations concernant la mystérieuse actrice, née sur l’île de Saint-Domingue, sont minces. Surnommée « La Vénus noire » par Madame Aupick, Jeanne Duval entretiendra avec Baudelaire une longue et intense liaison, ponctuée de séparations, de retrouvailles et de courriers aujourd’hui malheureusement détruits. Elle lui a inspiré des poèmes inoubliables, tels que « La Chevelure », « Avec ses vêtements ondoyants et nacrés », « Le Chat » ou encore « Je te donne ces vers afin que si mon nom ».

 

Sur ce splendide dessin à la plume et à l’encre de Chine, daté du 27 février 1865 et conservé au Musée d’Orsay, on peut lire ces quelques mots : Quaerens quem devoret, qui signifie en latin « cherchant quelqu'un à dévorer ». Charles Baudelaire, pour qui le dessin était « une lutte entre la nature et l'artiste », avait-il percé à jour la véritable et troublante essence de son modèle ?

 

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