Marcas
Marcas
-
Ecrivain et philosophe (1913-1960). Prix Nobel de littérature en 1957.
-
Célèbre physicien théoricien allemand, Albert Einstein est né le 14 mars 1879 à Ulm. Perçu comme un des plus grands scientifiques de l’histoire, il est une figure emblématique du XXe siècle.
Né de deux parents juifs non pratiquants, Einstein développe et cultive une grande foi au cours de son jeune âge. Mais sa rencontre avec les sciences l’écarte de la religion. Autodidacte, il étudie le calcul différentiel et intégral à partir de ses douze ans. Si son parcours scolaire ne répond pas aux normes (ses professeurs se montrent sceptiques quant à ses capacités, une dyslexie l’empêche de bien s’exprimer), son génie est mis en lumière grâce à la publication de quatre articles fondamentaux en 1905 dans la revue Annalen der Physik. Ceux-ci révolutionnent le monde scientifique en théorisant l’effet photoélectrique, le mouvement brownien et la relativité restreinte, répondant aux théories opposées de Newton et Maxwell. Il y apporte un élément supplémentaire avec la célèbre formule E=mc². Il faut attendre 1916 pour qu’il publie sa théorie de la relativité générale et 1919 pour que ses recherches soient reconnues des physiciens. Pacifiste, Einstein ne participe pas à la Première Guerre mondiale et fuit l’Allemagne pour rejoindre les États-Unis en 1939. Cette même année, effrayé par le mouvement nazi, il signe une lettre au président Roosevelt, soutenant l’idée de lancer le projet de bombe atomique. Bien qu’il ne participe pas à son élaboration, il regrette rapidement son implication et implore le président d'interrompre le projet en 1945. À la fin de la guerre, il devient membre du Comité d’Urgence des savants atomistes, militant contre l’armement international. Il meurt en 1955.
-
Écrivain et médecin anglais, Sir Arthur Conan Doyle est né à Édimbourg le 22 mai 1859 et mort à Crowborough le 7 juillet 1930. Sir Arthur Conan Doyle a inventé le personnage de Sherlock Holmes et a écrit Le Monde perdu. Son œuvre est parsemée d'enquêtes aux péripéties nombreuses et aux personnages emblématiques. Politiquement engagé, il a été anobli en 1902.
-
Né le 20 octobre 1854 à Charleville, élève brillant, Arthur Rimbaud se démarque par son ambition. Il publie pour la première fois dans La Revue pour tous en 1870. Encouragé par son professeur de rhétorique Georges Izambard, inspiré par les Parnassiens et notamment Théodore de Banville, il se rend à Paris où il fait la connaissance de Paul Verlaine. Il compose le Bateau ivre (1871) puis Une saison en enfer en 1873 quand il revient à la Ferme des Roches. Le recueil Illuminations, écrit entre 1872 et 1875, suscite encore de nombreuses interrogations. Et par ses poèmes, comme Le Dormeur du val, résonne toujours la précocité de son talent.
-
Boris Vian est né le 10 mars 1920 à Ville d’Avray. Homme aux multiples talents, il excella en littérature, poésie, chanson, musique mais aussi dans le cinéma, la peinture…
Élève ingénieur à l'École Centrale des Arts et Manufacture (Paris), il est à l'origine d'inventions contrastant parfois avec son œuvre littéraire, véritable manifeste pour son amour de l'absurde. Optant parfois pour l'usage de pseudonymes (Vernon Sullivan pour J'irai cracher sur vos tombes ou encore Bison Ravi, anagramme utilisé pour signer une ballade envoyée à la revue Jazz Hot), son nom entre dans l'histoire de la littérature après son décès en 1959. On redécouvre alors son roman le plus célèbre, L'Écume des jours (1947), classique enseigné à l'école. Sa vie fut rythmée par sa passion pour le jazz et les arts. Quelques uns de ses textes et de ses mélodies résonnent encore aujourd'hui : Le Déserteur, La Complainte du progrès, etc.
-
Charles Baudelaire est né le 9 avril 1821 à Paris. Très jeune lorsque son père décède, l’enfant s’émancipe vite du cercle familial. Cette errance l’a mené à rencontrer de nombreux artistes contemporains comme Manet et Hugo.
Adolescent rebelle, Baudelaire se tourne vers une vie de bohème après l’obtention du baccalauréat. Envoyé aux Indes en 1841 par sa famille, le paquebot qui le transporte fait naufrage aux îles Mascareignes ; ce premier voyage constitue une source d’inspiration pour le poète. Grand amoureux, dandy, ses fortes dépenses le mènent à être placé sous tutelle judiciaire dès 1842. Quelques années plus tard, il découvre Edgar Allan Poe, qui suscite en lui admiration et réciprocité : les deux hommes semblent partager bien des points communs comme une esthétique de l'obscur et du fantastique. Il traduit alors plusieurs de ses textes dans l’espoir de le faire connaître sur le territoire français. Parmi ses traductions, on retrouve les Histoires extraordinaires (1854) et les Aventures d’Arthur Gordon Pym (The Narrative of Arthur Gordon Pym of Nantucket, 1858).
En 1857 Baudelaire publie Les Fleurs du Mal. Si ce recueil est aujourd’hui considéré comme un classique, sa réception fut très controversée. Condamné « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », Baudelaire est contraint de démembrer l’œuvre de sa vie en en retirant six des poèmes essentiels. Accablé de dettes, l’artiste séjourne de 1864 à 1866 en Belgique où il donne des conférences sur l’art. Déçu par son manque de succès, il revient en France où il s’éteint, malade de la syphilis et fragilisé par ses excès d’alcool et de drogues, en 1867. Baudelaire laisse derrière lui d'autres œuvres célèbres comme Les Paradis artificiels (1860), Curiosités esthétiques (1868) et Le Spleen de Paris (1869).
-
Écrivain de l’ère victorienne par excellence, auteur de nombreux best-sellers en leur temps, inoubliables à travers les siècles et devenus des classiques – Les Aventures de Monsieur Pickwick, Oliver Twist, Un Chant de Noël, David Copperfield, Les Grandes Espérances –, Charles Dickens (1812-1870) eut une carrière artistique aussi féconde que longue, en dépit de sa disparition à l’âge de 58 ans, vraisemblablement d’un AVC et alors qu’il était au faîte de sa gloire. Il contribua à l’essor d’un genre littéraire durable : celui du feuilleton, qu’il inaugura dès 1836. A sa disparition, il laisse un roman inachevé, Le Mystère d'Edwin Drood, un polar dont les lecteurs ne connaîtront sans doute jamais le dénouement.
-
Charles Perrault est né le 12 janvier 1628 à Paris dans une famille bourgeoise originaire de Tours. Homme de lettres impliqué dans les querelles littéraires de son siècle, on retient surtout de lui ses contes à la morale universelle et intemporelle.
Benjamin d’une fratrie de sept enfants aux destinées variées, chacun dans un domaine différent (droit, finance, médecine…), Perrault s’empare de la littérature. D’abord suivant les traces de son père et de son frère aîné, Jean, il obtient une licence de droit dans le but de devenir avocat. Mais son désintérêt pour ce métier le fait quitter son poste et rejoindre son frère Pierre, alors receveur général des finances, en tant que commis. Grâce au temps libre que cette nouvelle fonction lui procure, Charles Perrault peut se consacrer à la poésie, qui le passionne. Sa rencontre avec le ministre Jean-Baptiste Colbert et leur attrait commun pour les lettres, les arts et les sciences vont le conduire, en 1663, à la charge de la politique artistique et littéraire de Louis XIV en tant que secrétaire de séance de la Petite Académie. Ses écrits agitent la bourgeoisie quand, en 1687, il lit son poème Le Siècle de Louis le Grand à l’Académie. Il scinde les Académiciens en deux, entre indignation et admiration, et préfigure ainsi le début de la Querelle des Anciens et des Modernes, prenant la figure du chef de ces derniers. Ce débat lui inspire de nombreux écrits : Parallèle des anciens et des modernes (1688-1698), Apologie des femmes (1694) ou encore son recueil de cent deux biographies Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle (1701). Mais de toutes, ce sont les Contes de ma mère l’Oye, ou Histoires du temps passé (1697) qui ont durablement marqué l'histoire de la littérature. Publiée sous le nom de son fils, Pierre Darmancour, pour éviter que cette œuvre soit stratégiquement récupérée dans son combat contre les Anciens, elle est la première à ainsi rassembler, en France, de fameux contes issus de la tradition populaire et orale que l'on retrouve dans d'autres pays.
-
Charlotte Brontë est née le 21 avril 1816 à Thornton. Fille de pasteur, elle a suivi des études pour devenir institutrice ; lorsqu’elle fut assignée à un poste, elle ne put s’y résoudre, animée par une forte passion pour l’écriture et la littérature.
L’histoire de Charlotte Brontë ne s'envisage qu'intimement liée à celle de sa fratrie, décimée par diverses tragédies. Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, elle perd sa mère et ses deux sœurs aînées, Maria et Elisabeth, atteintes de la tuberculose. Jeunes et pleins d’imagination, les Brontë s’émerveillent avec des histoires de royaumes magiques qu’ils écrivent ensemble. Leur premier projet commun, bien qu’enfantin, constitue les prémices d'une ambition plus vaste qui se concrétisera des années plus tard. En 1846, les trois sœurs publient un recueil de poèmes sous les pseudonymes masculins de Currer (Charlotte), Ellis (Emily) et Acton (Anne) Bell. Il ne trouve presque aucun acheteur. Persévérantes, elles se lancent alors chacune dans l’écriture d’un roman. Ainsi, encouragée par un éditeur* à qui elle avait fait lire sa prose, Charlotte publie Jane Eyre en 1847 toujours sous le même pseudonyme et sa réception est un succès. Un an plus tard, elle voyage jusqu’à Londres pour soulever le voile sur sa véritable identité mais rencontre, en même temps que la gloire, le début d’une période difficile. Branwell, son frère, prisonnier de son addiction pour l’alcool et la drogue, décède. En l’intervalle de seulement quelques mois, Charlotte perd non seulement son frère mais aussi ses deux sœurs. Très affectée, elle garde malgré tout le goût pour l’écriture et publie Shirley (1849) puis Villette (1853), qui vont être bien accueillis par le public.
* Smith, Elder & Co.
-
Né à Paris le 2 avril 1840, écrivain, Emile Zola est journaliste et chef de publicité à la librairie Hachette, lorsqu'il publie sa première œuvre littéraire en 1864, Contes à Ninon. Il finit par quitter son poste pour vivre de sa plume en 1866 et c’est un an après qu’il propose au public ce qui est considéré comme son premier chef d’œuvre : Thérèse Raquin. Sa fresque en vingt volumes Les Rougon-Macquart le propulse comme leader du mouvement naturaliste ; en mettant en avant un personnage par roman, Zola construit un panorama de la société française époustouflant (tel qu’avec Germinal où le monde ouvrier est décrit comme jamais auparavant). Engagé, l’écrivain met au service de la justice sa notoriété et ses mots pour défendre le capitaine Dreyfus dans l’affaire éponyme en 1895. Son article « J’accuse » dans L’Aurore le contraint à l’exil pendant un an en Angleterre. À son retour, il se lance dans un nouveau chantier, à l’image des Rougon-Macquart, Les Quatre Évangiles. Le quatrième roman de cette saga, Justice, est à peine commencé lorsqu’il décède.
-
F. Scott Fitzgerald est un écrivain américain né le 24 septembre 1896 à Saint-Paul (Minnesota). Homme en quête d’action et de gloire, il se fera une place à travers l’écriture, activité pourtant aux antipodes de ses rêves d’aventure.
Il rencontre Zelda Sayre à la fin de la Première Guerre mondiale. Leur histoire est marquée par la passion et les excès. Il commence à vivre de sa plume en 1920 : L’Envers du Paradis (This Side of Paradise) marque le début de son succès. Par ses écrits, comme les nouvelles des Enfants du jazz (Tales of the Jazz Age), Fitzgerald devient une figure emblématique de l’époque jazz.
Pris d’angoisses terribles, Fitzgerald écrit Les Heureux et les Damnés (The Beautiful and Damned) en 1922 avant de s’installer au Cap d’Antibes avec Zelda. Le couple voyage fréquemment entre New-York et la France où l'écrivain rédige de nombreux manuscrits dont une partie de Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) en 1925. Cette œuvre, laquelle inspire de nombreux scénaristes de Hollywood, lui permet de continuer à vivre confortablement. Et pourtant, Fitzgerald se noie dans l’alcool tandis que sa femme sombre dans la folie. Tendre est la nuit (Tender is the Night) paraît en 1934, c'est un échec. En 1940, alors que l’écrivain est en pleine rédaction du Dernier Nabab (The Last Tycoon), il décède, laissant l’œuvre inachevée mais publiée l'année suivante.
-
De père inconnu et de mère polonaise Guillaume Apollinaire est né le 26 août 1880 à Rome. Caractérisé par son amour pour la France et reconnu comme le précurseur du surréalisme, son héritage poétique fait partie du patrimoine français.
À l'âge de 21 ans, Apollinaire s’installe pour une année en Allemagne où il tombe amoureux d’une jeune gouvernante qui le rejette ; elle est la source d’inspiration de ses premiers poèmes. En 1902, il vient à Paris et écrit pour La Revue blanche son premier conte intitulé L’Hérésiarque. C’est en continuant de faire apparaître ses textes dans diverses revues que le jeune homme se fait un nom et commence à fréquenter des artistes comme Pablo Picasso. En 1913, il publie son premier recueil Alcools, qui rassemble son travail poétique sur plusieurs années. Un an plus tard, la guerre éclate et Apollinaire s’engage dans l’armée après avoir été naturalisé. Il reste peu de temps sur le front à cause d’une blessure et revient à Paris où il écrit et invente le terme de surréalisme.
L’auteur a laissé derrière lui bien des œuvres de genres variés : la liste est longue et se compose notamment de romans, de pièces de théâtre* et de critiques. Il meurt le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole.
* Les Mamelles de Tirésias (juin 1917)
-
Né le 12 décembre 1821 à Rouen, Gustave Flauvert est un écrivain français de la veine dite réaliste. Alors que son existence est marquée par la maladie, il a laissé derrière lui un héritage littéraire révolutionnaire.
Fils de chirurgien, Flaubert ne manque de rien si ce n’est d’une affection parentale ; délaissé au profit de son frère aîné, il trouve un soutien auprès de sa sœur Caroline et dans la littérature. Après l'obtention du baccalauréat, il se lance dans des études de droit qu’il ne termine pas, à cause de crises d’épilepsie répétitives. Sa passion pour l'écriture se trouve renforcée par sa liaison avec la poétesse Louise Collet. Après le décès de son père et de sa sœur en 1846, il se lance pleinement dans le travail romanesque avec une première version de La Tentation de saint Antoine qui n’aboutira que bien plus tard. Il travaille de 1851 à 1856 sur Madame Bovary, au cœur d’une polémique dès sa publication en 1857. Acquitté à l'issue d'un procès pour outrage aux bonnes mœurs, diligenté par le Procureur Ernest Pinard (qui réussira quelques moins plus tard à faire condamner les Fleurs du mal de Charles Baudelaire), il continue d’écrire : L’Éducation sentimentale (1869) est victime de critiques acerbes, tandis que Trois contes (1877) est beaucoup mieux reçu du public. Alors que sa situation financière se dégrade, sa santé ne lui permet pas d'achever Bouvard et Pécuchet. Il dédède en 1880.
-
« Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ? » Et si les écrivains étaient les vrais grands fous en général ? Cette question n’aura cessé de tarauder Guy de Maupassant (1850-1893). Il est l’auteur, acclamé de son vivant, d’une œuvre romanesque colossale : six romans – dont Une Vie en 1883 et Bel-Ami en 1885 – et près d’un millier de contes et nouvelles, parus dans les revues littéraires de l’époque, rassemblés en recueils comme les Contes de la bécasse en 1883 ou Le Horla en 1887.
-
Né le 9 mai 1860 à Kirriemuir, James Matthew Barrie est un écrivain et dramaturge écossais. Si la plupart de ses œuvres connurent le succès de son vivant, il reste, pour des générations de lecteurs, le père du personnage de Peter Pan.
Membre d’une fratrie nombreuse, Barrie n’a jamais été le favori de leur mère, et cela aura un impact sur toute son enfance. Lorsque son frère David décède et que sa mère s'effondre, il va jusqu’à prendre les vêtements du défunt pour tenter de combler le vide...! Après l’obtention d'une maîtrise d'arts, il s’installe à Londres et travaille pour plusieurs journaux où il écrit anonymement. L’auteur connaît un premier succès avec Auld Licht Idylls (1888) et se tourne vers le théâtre après avoir adapté pour la scène son roman The Little Minister (1891). En 1897, après sa rencontre avec de jeunes enfants*, l’idée de Peter Pan émerge en lui. Le personnage apparaît une première fois dans le roman Le Petit Oiseau blanc (The Little White Bird, 1902) puis il est développé dans une pièce de théâtre intitulée Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir (Peter Pan or the Boy Who Would Not Grow Up, 1904). Après avoir reçu l’ordre du Mérite de l’Université de St Andrew en 1922 ainsi que les fonctions de Chancelier à l’Université d’Édimbourg, il reprend sa plume de romancier avec Adieu, Miss Julie Logan (Farewell Miss Julie Logan : A Wintry Tale, 1930). Il décède d’une pneumonie en 1937.
* George, Jack, Peter et Michael, fils de Sylvia Llewelyn-Davies (tante de Daphné du Maurier)
-
Jean Cocteau est né le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte, dans une famille de grande bourgeoisie parisienne. Artiste aux nombreux talents, il a marqué la France par son existence et son génie protéiforme.
Dès 1909, alors seulement âgé de 20 ans, il publie des poèmes et des textes qui le font devenir une figure prisée à Paris. Curieux de tout, Cocteau s’intéresse à de multiples arts et disciplines : la poésie futuriste, le dadaïsme, le cubisme, le roman poétique (Les Enfants terribles, 1929), le théâtre (La Machine infernale, 1934) ou encore le cinéma (La Belle et la Bête, 1945). À cela s’ajoutent ses immenses qualités de dessinateur et peintre (son œuvre picturale est colossale, et l'on peut aussi admirer sa décoration des chapelles de Villefranche-sur-Mer et Milly-la-Forêt). Le 3 mars 1955, il est élu à l’Académie française. Il décède onze années plus tard laissant cette épitaphe "manuscrite" sur son tombeau : Je reste avec vous ! *
-
Jean-Luc Godard, né le 3 décembre 1930 à Paris, est un réalisateur, scénariste et producteur franco-suisse. Chef de file de la Nouvelle Vague, son audace cinématographique aura durablement marqué l'histoire du 7e Art.
Contemporain de François Truffaut mais aussi de Jacques Rivette et d'Eric Rohmer, avec qui il participe à la Gazette du cinéma (revue liée au ciné-club du Quartier latin), il n’a que dix-neuf ans lorsqu'il se lance et rédige ses premières critiques. Si la Gazette ne tient pas longtemps, Godard se joint à l’équipe des Cahiers du cinéma à partir de 1952 et des Arts en 1958. En parallèle à son implication dans différentes revues, et tout en travaillant comme manœuvre sur le chantier du barrage de la Grande-Dixence, il réalise son premier film : Opération béton (1953). Ce n’est qu’en 1957 qu’il propose un court métrage intitulé Tous les garçons s’appellent Patrick. Mais le succès vient en 1960 après la sortie de son long métrage À bout de souffle. Entre acclamations, tollés et censures, Godard réalise douze autres films en l’espace de six ans dont : Le Petit Soldat (1963), Le Mépris (1963) et Pierrot le Fou (1965). Avant mai 1968, Godard exprime ses engagements intellectuels dans La Chinoise et Week-End. Son retour au cinéma dans les années 1980, le fait renouer avec les acteurs célèbres et les sélections de festivals en vue. Pourtant, la lumière ne l’empêche en rien de reprendre ses expérimentations artistiques comme avec l’Eloge de l’amour en 2001. Malgré la distance prise avec le monde du cinéma ces dernières années, Jean-Luc Godard reste une figure emblématique du tapis rouge cannois et s’y rend régulièrement ; en 2018, il a obtenu la Palme d’or Spéciale avec Le livre d’image.
-
Jules Verne est né le 8 février 1828 à Nantes. Son goût pour le voyage et l'aventure, son amour pour les îles, les bateaux et les ports, lui viennent sans doute en partie de l’île Feydeau où était située la maison familiale des Verne.
Surnommé le "prince des conteurs" par le Times, il est l’un des auteurs dont les œuvres sont les plus traduites au monde, et pour cause : ses romans d’anticipation trouvent public autant chez les petits que les grands. D'abord publiés sous forme de feuilletons dans le Magasin d'éducation et de récréation de l'éditeur Pierre-Jules Hetzel, ses romans ont une vocation pédagogique autant que de divertissement. Sa carrière commence dans le théâtre, avec le soutien de la famille Dumas. Cependant, c’est en 1863, après avoir rencontré Pierre-Jules Hetzel, qu’il publie son premier succès Cinq semaines en ballon. Un lien indéfectible se noue entre l’écrivain et l’éditeur. Hetzel, très présent dans les travaux de Verne, va jusqu’à créer une collection sur mesure, illustrée et intitulée « Voyages extraordinaires dans les mondes connus et inconnus » en 1866. L’éditeur y regroupera toutes ses œuvres essentielles. C’est en 1872 qu’il publie Le Tour du monde en 80 jours, son plus grand succès en librairie et sans doute le roman le plus traduit et adapté.
-
Lewis Carroll, de son vrai nom Charles Dodgson, est un professeur et écrivain anglais. Né le 27 janvier 1832 à Daresbury, c’est l'un des auteurs victoriens les plus connus malgré sa faible quantité d’œuvres parues.
Dès son plus jeune âge, Carroll montre une forte imagination en s’amusant à éditer des revues locales pendant les vacances (La Comète, L’Étoile…) et à monter des pièces de théâtre. Son talent et son goût pour les fantaisies stylistiques et littéraires (le "nonsense") se manifestent très tôt mais il faut attendre 1865 pour découvrir son premier roman Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (Alice's Adventures in Wonderland ininialement intitulé Alice's Adventures Under Ground). Cette histoire incroyable pour enfants est née lors d'une après-midi de canotage sur la Tamise avec les trois fillettes du Doyen d'Oxford dont Lewis Carroll était proche.
Il rédige la suite des aventures de son personnage devenu culte en 1871 : De l’autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) puis s’en suit un long poème parodique, La Chasse au Snark (The Hunting of the Snark, 1876). Sa dernière œuvre, Sylvie et Bruno (Sylvie and Bruno), paraît en 1889 et marque la fin des travaux romanesques de l’écrivain. Celui-ci se tourne alors essentiellement vers la poésie.
-
Louis-Ferdinand Céline, de son vrai nom Louis-Ferdinand Destouches, est né à Courbevoie le 27 mai 1894. Médecin et écrivain français, il s’est fait connaître du public grâce à un style littéraire considéré comme révolutionnaire, et à des œuvres qui ont bouleversé des générations de lecteurs.
Céline grandit au sein d’une famille modeste. Marqué par son enfance, l’écrivain s’en inspirera plus tard pour écrire Mort à crédit, son deuxième roman. Il enchaîne des petits emplois avant de s’engager dans l’armée en 1912. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, son régiment est parmi les premiers à rejoindre le front ; il est rapatrié assez vite suite à une blessure au bras et revient l’esprit affecté par ce qu’il a vécu dans les tranchées. Ses expériences liées à la guerre sont source d’effroi mais surtout d’inspiration pour l’auteur du Voyage au bout de la nuit (1932) et Casse-pipe (1949). Seulement, malgré l'obtention du prix Renaudot, l’homme divise. Auteur de pamphlets racistes tels que Bagatelles pour un massacre (1937) et L’École des cadavres (1938), la période d’Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale et le régime pronazi auquel il adhère ternissent son image et font passer ses qualités littéraires sur un second plan. Aux lendemains du débarquement allié en Normandie, Céline prend la route pour l’Allemagne puis le Danemark avec son épouse Lucette. En 1950, il est visé par l’épuration ; il obtient l’amnistie un an plus tard avec l’utilisation de son titre de « grand invalide de guerre » depuis 1914. Avant de décéder, l’auteur écrit une trilogie composée des œuvres D’un château l’autre (1957), Nord (1960) et Rigodon (posthume, 1969) où il est à la fois personnage et narrateur.
-
Marcel Pagnol est né à Aubagne en 1895 ; la Provence et le sud de la France figurent parmi les fils rouges de son œuvre. S’il consacre de nombreuses années de sa vie à l’enseignement, Pagnol est surtout un homme épris de littérature et d’arts. D’abord passionné par l’écriture dramatique, il écrit plusieurs pièces de théâtre, dont l’une, Marius, qui le conduit vers le cinéma : il en réalise une adaptation pour le grand écran. Dans les années 1930, il lance sa société de production et réalise de nombreux films ; sa renommée dans le monde du cinéma s'accroît rapidement, il est même nommé président du festival de Cannes en 1960.
C’est après son élection à l’Académie française, en 1946, que Pagnol se consacre à la tétralogie autobiographique des souvenirs d’enfance, qui fixe, encore aujourd’hui, son succès populaire : La Gloire de mon père (1957), Le Château de ma mère (1957), Le Temps des secrets (1960) et Le Temps des amours (1977), publié après sa mort en 1974.
-
Marcel Proust : vie, œuvres, pensée et héritage littéraire
Marcel Proust, romancier et poète français, est né le 10 juillet 1871 à Paris. Il eut un impact considérable sur son époque et est aujourd’hui qualifié comme un des plus grands écrivains de la littérature mondiale, à l’image de Shakespeare chez nos voisins anglais.
Issu d'une famille aisée, Marcel Proust est atteint d’asthme. Sa santé est fragile, ses crises sont parfois si intenses qu’il manque d’y laisser la vie. Mais le jeune Proust fréquente tout de même les salons mondains que lui ouvre sa fortune familiale et rencontre nombre d’artistes et d’auteurs. À 20 ans, il publie un premier recueil de poèmes en prose intitulé Les Plaisirs et les Jours dont la mauvaise réception ne le décourage que momentanément. Quelques années plus tard, il se lance dans la rédaction de Jean Santeuil, roman quasi autobiographique qui reste inachevé. Suite au décès de ses parents et, plus particulièrement, de sa mère, Proust s’enferme et écrit presque avec frénésie les premières pages de l’œuvre qui l'inscrira dans la légende : À la recherche du temps perdu. Penché sur ses carnets à partir de 1908, il rédige sept tomes qui sont publiés entre 1913 et 1927. Du côté de chez Swann, le premier volume, passe inaperçu mais le suivant, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, lui apporte reconnaissance de même que le prix Goncourt en 1919. Ce n’est qu’après l’achèvement de ce travail de longue durée que l’écrivain s’éteint, affaibli par une bronchite mal soignée.
-
Fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft et du journaliste et écrivain William Godwin, Mary Shelley est née le 30 août 1797 à Londres.
En 1816, elle épouse Percy Shelley, jeune poète romantique. Sa vie est marquée par l’accouchement prématuré de leur première enfant ; prémices des multiples tragédies qui ont frappé l’écrivaine tout au long de son existence. Dès 1816, Mary Shelley écrit lors d’un séjour à Genève, l’histoire qui fera sa réputation : Frankenstein ou le Prométhée moderne (Frankenstein ; or, The Modern Prometheus), suite à un pari lancé par Lord Byron, avec qui Mary Shelley et Percy Shelley séjournaient au bord du Lac Léman. Frankenstein est publié anonymement en 1818, les lecteurs pensent que Percy Shelley en est l'auteur. S’enchaînent d’autres romans moins connus comme Mathilda* (1819), Valperga (1823) et Le Dernier Homme (The Last Man, 1826). Elle est décédée en 1851.
* également publié sous le titre Matilda.
-
Oscar Wilde est né le 16 octobre 1854 à Dublin. Jeune homme issu d’une famille aisée, il se fait vite remarquer à l’école par son amour pour la littérature ainsi que ses talents d'orateur.
Il devient critique et rédacteur en chef de revues avant de publier son unique roman et plus grand succès Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) en 1891. Cette œuvre dépasse les frontières, fait résonner son nom en Europe comme aux États-Unis. Après avoir voyagé, il revient à Dublin en 1895 et rencontre Lord Alfred Douglas dont il tombe amoureux. Il s’attire alors les foudres de la bonne société et le père de son amant l'attaque en justice. Oscar Wilde est condamné à 2 ans de prison. Quand l’écrivain est libéré en 1897, il est désemparé. Sa femme le quitte mais il a aussi perdu celle qu’il disait être sa seule lectrice : sa mère. Son dernier texte date de 1898 : La Ballade de la geôle de Reading (The Ballad of Reading Gaol) où il conte en vers l’enfer de la prison. Il s'éteint à Paris le 30 novembre 1900.
-
Paul Auster est né le 3 février 1947 à Newark dans le New Jersey. Écrivain, scénariste et réalisateur américain, son œuvre est célébrée dans le monde entier et en particulier en Europe.
Diplômé de littérature française, anglaise et italienne à l’université Columbia, Auster a d’abord gagné sa vie en publiant des articles, sur le cinéma principalement, dans le Columbia Review Magazine. En parallèle, il se penche sur l’écriture de poèmes et de scénarios de films muets (qu’il ne concrétisera pas). Il travaille également sur un pétrolier jusqu’en 1971, date à laquelle il s’installe en France, à Paris. Il traduit de nombreux artistes nationaux tels que Jean-Paul Sartre ou André Breton. Peu avant son retour définitif aux États-Unis en 1975, l’auteur publie Unearth, son premier recueil de poèmes. En 1979, la perte de son père le touche tout particulièrement et lui inspire L’Invention de la solitude (The Invention of Solitude), récit de mémoires paru trois ans plus tard. S’en suivent plusieurs ouvrages qui apportent la reconnaissance à Auster : un essai, L’Art de la faim (The Art of Hunger) en 1982 ou encore un recueil de prose intitulé Espaces blancs (White Spaces) en 1985. De 1986 à 1994 paraissent des romans majeurs tels que Trilogie new-yorkaise (The New York Trilogy) ainsi que Moon Palace (1989) et Léviathan (Leviathan, 1992, prix Médicis étranger en 1993, à sa sortie en France). À partir de ce moment, il s’intéresse de nouveau au cinéma et adapte à l’écran sa nouvelle Le Noël d’Auggie Wren (Auggie Wren's Christmas Story) sous le nom de Smoke, suivi de Brooklyn Boogie (Blue in the Face) en 1995. S’il a été scénariste et coréalisateur non crédité pour ces projets, il a produit seul Lulu sur le pont (Lulu on the Bridge) en 1998. Il revient au roman en 1999 avec Tombouctou (Timbuktu) et continue d’écrire tout en gardant un pied dans le monde du cinéma.
4 3 2 1 (2018), son dernier opus paru en France, a reçu un excellent accueil critique et public.
-
René Barjavel, écrivain et journaliste français, est né le 24 janvier 1911 à Nyons. Il a exercé différents métiers avant de rencontrer les éditions Denoël en 1935, qui l'embaucheront et publieront nombre de ses ouvrages.
Connu pour avoir écrit des romans d’anticipation et de science-fiction, genres en manque de légitimité à son époque, Barjavel est à l'origine de plusieurs romans au succès modeste tels que Ravage ou Le Voyageur imprudent en 1943.
Pendant plusieurs années, il se consacre à l'écriture de cinéma : Le Petit Monde de don Camillo, Le Retour de don Camillo, Les Misérables (1958, avec Jean Gabin, Bourvil et Danièle Delorme), Le Guépard (1963) etc.
En 1968, il renoue avec sa veine d’écrivain en adaptant le scénario de La Nuit des temps, co-écrit et développé avec André Cayatte en roman (Presses de la Cité), lequel obtient le prix des libraires, l'année suivante. Barjavel devient ainsi un grand auteur populaire, maniant avec brio de nombreux thèmes : la chute de la civilisation par la science et la guerre, l’amour, l’existence de Dieu et l’action de l’Homme sur la Nature.
-
.
Écrivain et philosophe, Simone de Beauvoir (1908-1986) est largement considérée comme la principale fondatrice de la pensée féministe.
Compagne de Jean Paul Sartre, avec qui elle formait un des couples d’écrivain les plus en vogue de Paris, on lui doit notamment Le Deuxième Sexe, essai existentialiste et féministe devenu une référence mondiale.
Aujourd’hui encore elle fait partie des auteures français les plus traduites à l’étranger. Ses oeuvres reçurent de nombreux prix, dont un Goncourt pour Les Mandarins.
-
Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon, est l'un des écrivains français les plus connus sur le plan mondial. Son génie protéiforme (littérature, poésie, théâtre, dessin...) ainsi que ses engagements politiques, notamment en faveur des plus démunis, lui ont valu une notoriété hors du commun.
L’intérêt de Victor Hugo pour l’écriture se manifeste très tôt : à l'aube de ses vingt ans, il compose ses premiers poèmes et les publie dans Odes et poésies diverses en 1822. En 1827, sa pièce, Cromwell, s’écarte des conventions d’unités de temps et de lieu et frappe ses contemporains. Parmi ses textes les plus connus : le recueil Les Orientales (1829) et la pièce de théâtre Hernani (1830). Victor Hugo confirme l'immensité se son talent avec Le Dernier Jour d’un condamné (1829) puis, tout particulièrement, Notre-Dame de Paris (1831) et Les Misérables (1862). Toute sa vie durant, Victor Hugo n'hésite pas à prendre des risques qui le mènent, dans certaines situations, à l'exil.
-
Virginia Woolf est née le 25 janvier 1882 à Londres. Considérée comme un des principaux écrivains modernistes du XXe siècle, elle a marqué et inspiré la société anglaise.
Enfant fragile, elle suit une formation auprès de son père érudit et grandit entourée d'artistes et d'intellectuels. Lorsqu’elle perd ses parents à l’adolescence, Woolf plonge dans une première dépression nerveuse ; elle passera sa vie à combattre ses démons. Son déménagement à Bloomsbury apporte des rencontres avec des personnalités qui formeront le Bloomsbury Group. C’est au sein de ce mouvement qu’elle fait la connaissance de Leonard Woolf, son futur époux et fondateur des éditions Hogarth Press à ses côtés en 1917. Elle publie en 1915 Traversées (Voyage Out), premier roman qui précède de nombreux succès : Mrs Dalloway (1925), La promenade au phare* (To the Lighthouse, 1927), Orlando (1928) et Les Vagues (The Waves, 1937). Par ailleurs, l’écriture d’Orlando s’inspire de Vita Sackville-West, femme de lettres avec qui l’écrivaine eut une liaison durant les années 1920. L’œuvre de Woolf ne s’arrête pas aux portes de la fiction. Militante pour le droit de vote des femmes et fortement impliquée dans la cause féministe, elle est à l’origine de plusieurs essais comme Une chambre à soi** (A Room of One’s Own, 1929) et Trois Guinées (Three Guinees, 1938). Terrassée par la folie qu’elle dit l’envahir, elle met fin à ses jours par noyade, laissant sur le bureau de son mari une dernière lettre poignante.
* aussi traduit sous le titre Vers le phare par Françoise Pellan, éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2012.
** aussi traduit sous le titre Un lieu à soi par Marie Darrieussecq, éditions Denoël, 2016.
-
François-Marie Arouet, de son pseudonyme Voltaire, est né le 21 novembre 1694 à Paris. Philosophe et auteur, poète, historien et polémiste : il incarne le fameux "esprit français" dans le contexte bouillonnant du Siècle des Lumières.
Fils de notaire, Voltaire suit une formation littéraire à travers de grandes études de rhétorique et de philosophie. Son statut de bourgeois et sa passion pour les lettres lui ouvrent les salons littéraires prestigieux de la capitale. Les privilèges dont il jouit ne l’empêchent pourtant pas d’être confronté au déshonneur : il est envoyé à deux reprises à la Bastille. Une première fois, alors qu’il est accusé d’être l’auteur d’écrits contre le régent Philippe III d’Orléans (1717) et une seconde fois, suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan (1726). Grâce à un arrangement, il retrouve sa liberté en échange de son exil en Angleterre. Installé outre-Manche, il découvre la vitalité intellectuelle des Anglais, le travail d’Isaac Newton ainsi que celui de John Locke ; ces influences vont avoir un fort impact sur la construction de sa propre pensée. Il revient en France en 1729, prêt à apporter à la société un nouveau souffle. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il entame l’écriture de Brutus (1730) et de Zaïre (1732), deux tragédies qui rencontrent un grand succès sur scène. Voltaire continue à nourrir des polémiques en dénonçant le pouvoir du roi, de l’Église et des juges, horrifié par les abus qu’ils exercent sur le peuple. Le scandale de ses Lettres philosophiques en 1734 le contraint à quitter Paris à nouveau. Depuis la Lorraine, il continue d’écrire mais de façon anonyme afin de contourner la censure. Il entre à l’Académie française en 1746. Paris et la Cour lui inspirent son conte philosophique Zadig. Son itinérance est loin d'être terminée : Berlin en 1750, puis la Suisse... C’est en 1759 que paraît Candide, emblématique de son œuvre et du mouvement des Lumières. Reconnu pour son combat en faveur des libertés individuelles, il est acclamé à son retour à Paris en 1778. Il s’éteint au mois de mai de la même année.
-
Wolfgang Amadeus Mozart est né le 27 janvier 1756 à Salzbourg. Ce jeune Allemand a prouvé, tout au long de sa courte mais prolifique carrière, son statut de prodige. Il fait partie, aux côtés de Haydn ou Beethoven, des grands maîtres du classicisme viennois.
Fils de musicien, Mozart a montré dès son plus jeune âge des capacités extraordinaires : à 11 ans il rédige son premier opéra, Apollo et Hyacinthus, et à 14 ans il est nommé maître de concert de l’archevêque de Salzbourg… Tout au long de sa vie, le musicien voyage en Europe, inscrit son nom dans les mémoires et lie des amitiés avec d’autres artistes et musiciens qui constituent un réseau d'influences précieuses. À travers le déploiement de ses compositions (au nombre de 600 environ) et de leur succès, Mozart se détache des normes ainsi que des contraintes sociales imposées par son époque. Parmi les plus connues de ses compositions, on retrouve : les Concertos pour violon n°3, 4 et 5 (1775), Don Giovanni (1787) ou encore les Symphonies 39 à 41 (1788).
































































